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par Samuel Duplessis sur 19/06/2016 � 12:19 AM

Les bactéries qui luttent dans les intestins humains

Les bactéries qui luttent dans les intestins humains

Les scientifiques ont acquis une nouvelle compréhension des mécanismes à l’œuvre dans les intestins humains, pour expliquer pourquoi certaines personnes restent en bonne santé malgré qu’elles aient des organismes pathogènes dans leurs intestins et pourquoi d’autres tombent malades. La réponse se résume à la concurrence, entre les « bonnes » et les « mauvaises » bactéries (qui composent toutes deux la flore microbienne) qui se battent pour pouvoir manger les nutriments.

Comme faisant partie d’un mécanisme de survie clé, une nouvelle étude suggère que les « bonnes » bactéries protègent agressivement une zone en injectant des toxines létales à chaque cellule qu’elles touchent.  La protection de ces bactéries bénéfiques est importante, car elles traitent des parties indigestes de notre nourriture, et produisent des vitamines tout en nous protégeant contre des agents pathogènes.

L’étude a spécifiquement montré que les bactéries de type Bacteroidetes (un constituant majeur de l’intestin) sont apte à produire une toxine pour faire face à des agents pathogènes. Ce qui a surpris les chercheurs c’est la façon dont les différents types de toxines ont été produits.

En avançant, on espère comprendre comment ces toxines fonctionnent, afin d’aider le domaine médical, particulièrement pour améliorer la santé intestinale. Le microbiome des intestins est relié à des maladies comme le cancer, l’obésité et les maladies auto-immunes.

Des articles récents publiés par Les Dernières Nouvelles ont montré le lien avec la santé. Une étude qui était discutée a montré comment la composition des bactéries de l’intestin entraîne la perte d’un acide aminé essentiel qui est nécessaire pour la production de glutathion. Les preuves médicales suggèrent que la carence en glutathion est reliée à des maladies métaboliques, dont l’obésité et le diabète de type 2.

La recherche a été dirigée par Aaron Wexler du Département des Pathogènes Microbiens à l’Institut des Sciences Microbiennes de l’université de Yale et a été publiée dans le journal Procédés de l’Académie Nationale des sciences.  L’étude est intitulée Injection de symbiotes humains pour forcer les bactéries de l’intestin à produire leurs toxines.

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